Qu’est-ce que l’addiction aux jeux vidéo ?

Au fil des décennies, la mode des jeux vidéo a littéralement explosé (ce sont les jeux préférés des 10-15 ans). C’est pourquoi le nombre de joueurs et de « gamers » est extrêmement élevé, et cela n’exclut pas les risques. En effet, la pratique intense des jeux vidéo peut créer des problèmes lorsque les joueurs deviennent vraiment dépendants. On peut donc parler d’une véritable dépendance aux jeux vidéo.

Note : Des études ont montré que les jeux violents à eux seuls ne suffisent pas à déclencher l’action.

Voyons un peu plus en détail ce nouveau type de dépendance.

La dépendance au jeu vidéo : un phénomène nouveau

La dépendance au jeu vidéo est un phénomène relativement nouveau. Ces dernières années, il a explosé, en particulier lorsqu’il est devenu possible de jouer sur Internet en tant que communauté de joueurs en ligne. Ce développement est si exponentiel que l’industrie du jeu vidéo est maintenant plus rentable que l’industrie du cinéma.

Il est bon de savoir qu’en France, en 2012, il y avait 28 millions de joueurs, soit plus de 55% de la population, dont 83% de plus de 18 ans (moyenne européenne : 30 ans, surtout des hommes).

Toxicomanie des jeux

Bien que le temps passé sur une console, une tablette ou un smartphone par de nombreuses personnes ne doit pas être minimisé, en fait, ce sont les MMORPG (Massevely Multiplayer Online Role Playing Game) qui sont la cause de véritables passions.

Il est important de faire la distinction entre les jeux vidéo (les Européens passent en moyenne une à cinq heures par semaine) et les pratiques exclusives qui, dans les cas extrêmes, sont préjudiciables aux besoins fondamentaux car les joueurs sont immergés dans le jeu.

Il s’agit de hardcore gamers pour ceux qui jouent à des jeux vidéo plus de 14 heures par semaine (ce qui équivaut donc à deux heures par jour), mais on peut estimer qu’il s’agit d’une dépendance au sens médical du terme lorsque les joueurs passent plus de 30 heures par semaine, qui est déjà beaucoup. Mais certaines personnes jouent jusqu’à 15 heures par jour (les psychiatres appellent parfois cela une « infusion numérique »).

Après tout, ce qui est considéré comme un trouble psychologique ne concerne qu’une faible proportion des joueurs. Ces derniers ne peuvent littéralement pas se passer du ou des jeux en question.

Note : Bien qu’il existe peu d’études sur le sujet, on estime qu’environ 8 % des adolescents de 8 à 18 ans présentent des symptômes de dépendance au jeu vidéo. Cependant, les vrais dépendants sont surtout des adultes âgés de 20 à 35 ans.

Symptômes de dépendance aux jeux vidéo

Cela mène habituellement à une passion pour les jeux vidéo :

L’incapacité de gérer votre temps de jeu et donc de le limiter ;

Les troubles de l’alimentation : nous le faisons aussi vite que possible pour revenir au jeu, de sorte que nous ne mangeons pas bien ;

Troubles du sommeil : nous dormons peu pour jouer ;

Troubles psychologiques liés au jeu : agressivité, mais aussi anxiété, tristesse, etc.

comportement presque autiste avec abstinence en soi.

Note : Ces joueurs avides sont le plus souvent exempts de troubles mentaux avérés.

La dépendance a de nombreuses conséquences :

Le manque d’activité sociale entraîne la rupture des liens sociaux, amicaux et familiaux ;

Difficultés à accomplir correctement des tâches académiques ou professionnelles, etc.

Bon à savoir : il est également important de ne pas nier que les jeux vidéo ont des aspects positifs, car ils développent l’agilité mentale, la pensée pour créer des stratégies ou résoudre des problèmes ou des énigmes (par exemple, dans des jeux comme Myst) et promouvoir la coopération (ceci est particulièrement vrai pour certains MMORPG).

L’addiction au jeu vidéo : quelles solutions ?

Aujourd’hui, les hôpitaux offrent des services de counseling spécialisés qui aident les personnes qui sont dépendantes des jeux. Cependant, c’est souvent l’environnement du joueur qui sera consulté, plutôt que le joueur lui-même. En effet, il arrive souvent que la famille ou les proches ne sachent plus quoi faire et soient confrontés au départ d’une personne qui peut même devenir agressive si elle essaie de l’empêcher de jouer.

De plus, il n’est pas rare que les joueurs refusent de résoudre un problème ou même de le nier.

Bon à savoir : L’utilisation excessive des jeux vidéo est un trouble qui exprime souvent la souffrance qui entraîne cette dépendance, tout comme une autre personne pourrait le faire, qu’il s’agisse d’une dépendance comportementale (p. ex. le jeu ou le sexe) ou d’une dépendance à la drogue ou à l’alcool.

En fin de compte, ce type de trouble est traité au moyen de counselling individuel ou familial. De courtes hospitalisations peuvent également être nécessaires pour effectuer des examens afin d’encourager le joueur à prendre du recul et donc à réfléchir entre lui et son environnement.

Les approches de groupe sont également possibles et ont tendance à bien fonctionner.

Cependant, pour que cette aide soit efficace, elle doit être répartie dans le temps. C’est le seul moyen d’assurer le développement des capacités relationnelles et la reconstruction de bases narcissiques suffisantes.

Les soins multidisciplinaires sont souvent recommandés, auxquels peuvent participer un médecin, un psychologue, un narcologue, un travailleur social, un éducateur, etc.